BeignetLand

Aliment souvent végétarien, le beignet est utilisé dans le monde entier. Sucré ou salé, de fruits, légumes, ou fourrés, français ou exotique, c’est un aliment cuit assez rapidement et relativement bon marché (selon l’époque et la disponibilité de la matière grasse). … La pâte à beignet peut être végétarienne (avec oeufs et lait), mais aussi végétalienne (sans oeufs ni lait).

Le beignet, sur Wikipédia.

Beignets sucrés

Beignets sans garniture ni fourrage

BOUGNETTES ou BUNYETES. Roussillon. Beignets légers et craquants, ronds et saupoudrés de sucre.

BUGNES. Sud-Ouest de la France. Beignet de farine, beurre, lait, levure, oeufs, sucre et quelquefois zeste d’orange.

FAWORKI. Pologne. Beignets fins saupoudrés de sucre glace.

CHICHI FREGI. Marseille. Gros beignet ressemblant au churro, à base de farine de blé et de pois chiche, parfumé à l’huile d’olive et fleur d’oranger.

CROUSTILLON. Belgique, Nord de la France, Allemagne et Pays-Bas. Bouchées de pâte à beignet saupoudrées de sucre glace.

MERVEILLE. Sud-Ouest de la France, Vallée d’Aoste et Suisse romande. Beignets de carnaval avec farine, oeufs, lait, sucre ou miel, fleur d’oranger et quelquefois armagnac.

OREILLETTE. Provence, Languedoc et Rouergue. Beignet léger et craquant à la fleur d’oranger.

BOORSTOG. Asie centrale, Oural et Mongolie. Pâte frite simple ou sucrée et croustillante. Les Mongols peuvent les faire frire dans de la graisse de mouton.

LOKMA. Moyen-Orient, Grèce, Algérie. Beignet rond à base de miel ou de sirop.

BAMBALOUNI. Tunisie. Beignet sucré en forme d’anneau.

CHURRO. Espagne. Le churro est un gros beignet allongé. En Espagne il est souvent servi avec un chocolat chaud.

PORRA. Espagne. Beignet semblable au churro, mais plus long, avec plus de farine, et du bicarbonate ou de la levure.

DONUT. Amérique du Nord. Le fameux beignet moelleux en forme d’anneau!

BEIGNE A L’ANCIENNE. Québec. Beignet de type donut. Le TROU DE BEIGNE est un petit beignet rond, produit avec le reste de pâte provenant du trou au centre d’un beigne (pratique locale et ancienne).

FIRIFIRI. Polynésie. Beignet du petit-déjeuner à la farine, sucre et lait de coco.

BONBON CRAVATE. La Réunion. Friandise croustillante en forme de noeud papillon, faite avec une pâte à base de farine, de riz et de sucre frite.

BONBON MIEL. La Réunion. Beignet en forme d’anneau au miel liquide.

BOONDI. Rajasthan. Beignet sucré à la farine de pois chiche.

ÇÄKÇÄK. Asie centrale. Beignet de pâte sans levain à base de farine et d’oeufs frits puis trempés dans du miel chaud.

STRUFFOLI. Italie (Naples). Petites boules de pâte sucrée et frite, décorées de fruits confits et de perles de sucre.

MALASADA. Portugal, Hawaï, Açores et Madère. Beignet de pâte levée enrobé de sucre.

 

Beignets fourrés ou garnis

BOULE DE BERLIN. Autriche et Allemagne. Beignet de pâte levée fourré à la marmelade, confiture, custard ou crème pâtissière.

SOUFGANIYA. Israël, origine Pologne. Beignet rond aplati fourré de confiture, marmelade ou custard.

PACZKI. Pologne et Europe de l’Est. Beignet à base de levure de boulanger, fourrés à la confiture de fraise ou de rose.

GUJIA. Nord de l’Inde. Beignet sucré à base de farine de blé ou de semoule, farcis avec un mélange de fruits secs grillés et pilés, de khoya (lait évaporé), de noix de coco, de semoule.

MAKROUD. Algérie et Tunisie. Pâtisserie frite à base de semoule de blé dur, de pâte de dattes, figues, amandes, trempée dans un sirop.

MARS FRIT. Ecosse. Barre Mars enrobée dans une pâte à beignet, et frite. (!)

 

Beignets de fruits

BEIGNET AUX POMMES. Pommes enrobées de pâte à beignet et frites dans l’huile. Existe aussi avec des ananas, bananes, et autres fruits.

BEIGNET DE FLEURS DE SUREAU. Beignet fait avec des fleurs de sureau cuites dans l’huile enrobées dans de la pâte à beignet.

 

Beignets salés

Beignets sans garniture ni fourrage

ABURAAGE. Japon. Poches de tofu frit.

BONBON PIMENT. La Réunion. Petit beignet salé et épicé à base de lentilles hachées, avec piment, coriandre, curcuma, ciboulette, cumin, gingembre.

CROCCHÈ. Italie (Naples et Sicile). Beignets de purée de pommes de terre et d’oeufs.

PANELLE. Sicile. Beignets à base de farine de pois chiche.

PANISSE. Ligurie, Sud-Est de la France. Préparation de farine de pois chiches et d’eau frite.

POMMES DAUPHINES. France. Boulettes de purée de pomme de terre et de pâte à choux frites.

 

Beignets fourrés ou garnis

BONDA. Inde. Beignet fait avec une garniture de pommes de terre enrobée dans une pâte à frire à base de farine de pois chiche.

TOURTON. Hautes-Alpes. Beignet farci d’une purée, souvent de pommes de terre, avec oignons, poireaux, beurre, oeufs, crème fraîche, fromage. Certains sont aussi à la viande, aux épinards. Les tourtons sucrés sont fourrés à la compote de pomme ou de pruneaux.

TEQUENO. Vénézuéla et Colombie. Fromage blanc dur entouré de pâte à beignet et frit.

SAMOUSSA. Inde et Pakistan. Beignet de forme triangulaire garni de légumes ou de viande.

ALOO PIE. Inde. Gros samoussa végétarien garni de pommes de terre et de légumes.

ERDUOYAN. Chine. Casse-croûte traditionnel : pain de riz jaune gluant farci de pâte de haricots frit.

BATATA VADA. Inde. Boulettes de purée de pommes de terre recouvertes de farine de pois chiches et aplaties puis frites.

INARIZUSHI. Japon. Poche de tofu frit rempli de riz.

KACHORI. Inde. Beignet épicé fait avec une farce à base de pois dans une boule de farine cuite dans l’huile.

SAGANAKI. Grèce. Fromage enrobé d’oeuf et de farine et frit.

Beignets de légumes

BEIGNET DE FLEURS DE COURGETTE. Provence, pays niçois, Italie et Balkans. Fleurs de courgette enveloppées de pâte à frire.

PAKORA. Inde et sous-continent indien. Beignet de légumes variés, mais aussi de cacahuètes, bananes vertes, sarrasin, pain…

TEMPURA. Japon (origine Portugal : peixinhos da horta). Friture légère de légumes (mais aussi poisson et fruits de mer). La pâte à tempura est fluide et froide. Friture dans l’huile de sésame.

PEIXINHOS DA HORTA. Portugal. Beignets de légumes. Beignets à l’origine des tenpuras, apportés au Japon par les missionnaires jésuites portugais.

BOJÉ. Plat indo-portugais. Beignets avec farine de lentilles, oignons, cumin, curcuma.

BEIGNET D’OIGNON. Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, Australie. Rondelles d’oignons frites dans de la pâte à beignet.

BHAJJI AUX OIGNONS. Inde. Oignons coupés mélangés à du riz, farine de pois chiche, épices et herbes, puis frits.

EMPING. Indonésie. Sortes de chips réalisés avec du melinjo.

KAKIAGE. japon. Friture de légumes mélangés avec de la farine, de l’eau et du sel.

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Spécialités à base de citrouille, potiron, courges…

Courges et citrouilles se prêtent à de nombreuses préparations, assez variées selon les pays et les régions.

GHAPAMA. Arménie. Ragoût de citrouille préparé avec de la citrouille, du riz, des fruits secs (noix, pomme, cornouille, abricots, pruneaux, raisins secs). Quelquefois avec miel et cannelle.

TARTE A LA CITROUILLE. Etats-Unis et Canada. Dessert traditionnel d’automne et d’hiver. Fond de tarte (tarte brisée semble-t-il) avec mélange de chair de citrouille, oeufs, lait concentré sucré, sucre, noix de muscade et épices. Peut être préparée avec de la courge butternut (ou courge doubeurre).

SOUPE DE POTIRON. Etats-Unis (pour la version consommée à l’occasion de Thanksgiving). Soupe liée avec une purée de potiron et un bouillon.

PO’E AU POTIRON. Polynésie. Dessert avec amidon, eau, sucre et potiron. Quelquefois avec vanille et lait de coco.

MESTURET. Tarn. Plat sucré d’hiver (saison où l’on ne dispose pas de fruits). Potiron, farine de maïs et sucre. Dans le Tarn, existe également le coûchat de Lempaut : crème de courge et farine de maïs à l’orange.

BYREK ME KUNGULL DHE ARRE. Albanie. Tarte servie traditionnellement à Noël. Farine de blé, potiron, noix, huile, beurre.

LOCRO. Andes. Ragoût à base de courge, maïs et haricots.

SOPAIPILLA. Chili. Tortilla de farine de blé avec du potiron.

Ratatouille & cie

De nombreux mets, sur le principe de la ratatouille, tout autour du monde.

La ratatouille, ses soeurs et ses cousines : xamfaina, tombet, caponata, pisto, lecso, chichoumeï, bohémienne, piperade, tchoutchouka, frita, escalivade, tian, etc.

Liens vers Wikipédia.

RATATOUILLE  : plat occitan, sud de la France. Aubergines, oignons, courgettes, poivrons, tomates, huile d’olive et ail.

CAPONATA : mets sicilien et napolitain. Aubergines, oignons, tomates, céleri, olives vertes, câpres, vinaigre et huile d’olive.

PISTO MANCHEGO : mets espagnol (Mancha). Poivrons, tomates, courgettes ou aubergines, oignon, ail, huile d’olive.

PIPERADE : Béarn et pays Basque. Oignons, poivrons, piment d’Espelette, tomates et huile d’olive.

CHAHCHOUKA (ou tchektchouka, tchouktchouka, tchoutchouka…). Maghreb et Turquie. Poivrons, piments verts ou rouges, tomates, oignons. Selon les pays, ajout d’aubergine, d’ail, de paprika. Généralement servie avec des oeufs. Variantes tunisiennes appelées tastira et  ojja.

HMISS : Algérie. Poivrons, tomates, ail et huile d’olive.

IMAM BAYILDI (en turc « L’imam évanoui »). Turquie et pays voisins. Aubergines, oignons, ail, tomates, huile d’olive. Variante moderne : CONFIT BYALDI (la ratatouille du dessin animé « Ratatouille »)

CHICHOUMEILLE (ou chichoumée) : Cévennes, sud de la France. Aubergines, oignons, tomates. C’est une riste.

LECSO  : Hongrie. Poivrons, tomates, oignons, lard ou saucisse ou charcuterie (à enlever pour une version végétarienne, ou substituer par de la charcuterie végétale).

SOFREGIT. Catalogne. Le sofregit est plutôt une sauce ou une base de plat. Tomates râpées, oignons et huile d’olive.

ADJAPSANDALI : Géorgie et Azerbaïdjan. Aubergines, poivrons, tomates, ail, coriandre.

ASLOUKA. Algérie. Oignons, aubergines, fèves, pois chiches, piment, coriandre fraîche et tomates.

ESCALIVADE. Catalogne. Aubergines, poivrons et huile d’olive. (je rajoute personnellement selon ce que j’ai, des courgettes, oignons, moitiés de tomates, fenouil, ail)

MELANZANE A FUNGHETTI. Italie (Naples). Aubergines, tomates, ail, huile d’olive.

SAMFAINA. Espagne (cuisine catalane et valencienne). Aubergines, courgettes, oignons, ail, tomates.

TUMBET. Majorque. Pommes de terre, aubergines, poivrons rouges, huile d’olive, sauce tomate, ail et persil.

BOHEMIENNE. Provence et Languedoc. Aubergine, tomate, huile d’olive.

TIAN PROVENÇAL.Provence. Le tian est le nom du plat en terre dans lequel on fait cuire des légumes au four. De nombreux légumes peuvent être cuisinés ainsi. Notamment les légumes communs aux ratatouilles.

FRITA. Cuisine Pieds-Noirs. Principalement poivrons rouges et tomates. (Ma grand-mère y mettait aussi des oignons doux).

GHIVECI. Roumanie et Moldavie. De nombreux légumes peuvent le composer : oignons, carottes, poivrons, chou, tomates, pommes de terre, concombres, potiron, pois, aneth, persil, thym, et aussi selon la saison aubergine ou courgette.

Il y a aussi le briami (ratatouille grecque avec des courgettes, aubergines, fenouil, tomates, patates douces, huile d’olive, le tout compoté au four)

Les tourtes aux herbes

Il faut bien commencer par quelque chose.

Ma famille maternelle est languedocienne : Hérault.
Ma famille paternelle est pied-noir d’origine espagnole.

Mes deux grand-mères préparaient chacune une tourte aux herbes, qui se ressemblaient beaucoup.

Dans l’une, c’était des blettes, dans l’autre, de la salade frisée.

Dans l’une, il y avait des anchois, dans l’autre, des olives noires et des oeufs durs.

Les deux avaient une base de pâte à pain.

La tourte aux herbes semble être un plat très ancien, remontant à l’antiquité, et préparée dans le pourtour méditerranéen. En faisant une recherche rapide sur le web, j’ai trouvé des versions diverses :

Evidemment, je n’aimais pas trop ces tourtes étant enfant, surtout celles aux anchois. En grandissant, vers 12 ans, j’ai commencé à aimer. Je les préférais froides, avec la pâte plutôt épaisse. Je ne faisais pas la différence entre une tourte aux blettes et une tourte à la salade.

Ma mère m’a dit que sa grand-mère préparait cette tourte avec d’autres plantes, qu’elle cueillait sur les chemins, et dont elle ne lui avait communiqué que le nom en patois. Noms qu’elle a oubliés. Je ne sais donc pas pour l’instant les herbes qui entraient dans la composition de cette recette familiale, mais je vais mener quelques recherches.

Du côté pied-noir, je pense que la tourte était aux blettes, quelquefois aux épinards, selon l’arrivage du marché.

Je vais essayer de récolter auprès de ma mère sa recette exacte, et tenterai d’en réaliser une version totalement végane.

Spécialités maltaises sur Wikipédia

Article général : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cuisine_maltaise

Bigilla (purée de fèves) : purée de fèves assaisonnée avec de l’huile d’olive, de l’ail et du persil. Se consomme de préférence chaud.

Fażola bit tewm (haricots en salade) : haricots assaisonnés avec de l’huile d’olive, de l’ail et du persil. Se consomme froid.

Fritturi tal-ħaxix (beignets de légumes) : potiron, chou-rave, courgette, aubergine, chou-fleur, artichauts et même de la laitue, d’une façon générale tous les légumes, souvent les restes, sont blanchis s’il ne sont déjà cuits, puis revenus à l’huile d’olive, enfarinés avec un mélange de farine, de persil et d’ail hachés et d’anchois au sel émiettés. Des petites galettes de légumes sont jetées dans la friture, quelquefois frites dans la poêle.

Kusksu (soupe aux fèves) : fèves revenues dans un fond de sauce tomate (voir Zalza tad-tadam ci-dessous) avec des oignons et de l’ail, accompagnées de petits pois, mouillées d’eau. En fin de cuisson, de la semoule de couscous est ajoutée. Servie avec un trait d’huile d’olive et du fromage râpé.

Soppa ta’ l-armla (soupe de la veuve) : émincé de chou, chou-fleur, salade, céleri et oignons avec petits pois revenus dans de la matière grasse et mouillés d’eau. En fin de cuisson sont ajoutés un œuf cassé et un petit ġbejna freski par personne.

Barbuljata (œufs brouillés) : on fait cuire des œufs brouillés sur un fond d’oignons et de tomates. Généralement accompagnés avec des beignets de légumes (voir Fritturi tal-ħaxix ci-dessus).

Froġa tal-bajd (omelette au basilic) : les œufs sont battus avec un émincé de feuilles de basilic et du ġbejna moxxi râpé. L’omelette maltaise est cuite sur ses deux faces.

Froġa tal-tarja (omelette aux pâtes) : les œufs sont battus avec du persil haché et du ġbejna moxxi râpé, et versés sur des vermicelles cuites séparément al dente. L’omelette est cuite sur ses deux faces.

Pizza tal-Malti (pizza maltaise) : cette pizza est faite avec de la chair de tomates en purée, du ġbejna moxxi en lamelles, des olives et des câpres. Servie avec des feuilles fraiches de basilic et de l’huile d’olive. Aujourd’hui les pizzérias ont fait connaître un large éventail de préparations.

Torta ta’ l-irkotta (tourte à la ricotta) : mélange de ricotta et d’œufs battus, cuit au four dans une tarte recouverte d’une abaisse de pâte feuilletée.

Ravjul (raviolis) : raviolis farcis d’un mélange d’œuf, de ricotta et de persil, servis avec une sauce tomate (voir Zalza tad-tadam ci-dessous).

Spaghetti bil-brungiel (spaghettis aux aubergines) : spaghettis accompagnés de fines rondelles d’aubergines rissolées servis avec une purée d’aubergine incorporée à une sauce tomate (voir Zalza tad-tadam ci-dessous).

Fritturi tal-pastard (crêpes de chou-fleur) : crêpes souvent réalisées pour utiliser des restes de légume comme le choux-fleur, écrasé en purée, mélangé à des œufs battus, relevé avec de l’ail et du persil hachés, rissolé sur les deux faces.

Ful bit-tewm (fèves à l’ail) : fèves cuites avec de l’ail et du persil, souvent relevées d’huile d’olive et de vinaigre.

Kappunata (ratatouille) : aubergines et branches de céleri coupées en macédoine, rissolés avec des oignons émincés, compotés avec une sauce tomate (voir Zalza tad-tadam ci-dessous) avec olives, câpres et basilic. On ajoute souvent du vinaigre et du sucre.

Ħass, ful u piżelli (laitue braisée aux fèves et aux pois) : un plat de printemps de jeunes légumes comme les salades, les fèves, les pois, entre autres ; braisés dans l’huile d’olive avec des petits oignons ou des jeunes poireaux.

Patata fgata (pommes de terre au fenouil) : pommes de terre coupées en rondelles cuites avec de l’oignon, de l’ail et des graines de fenouil.

Patata il-forn (pommes de terre au four) : pommes de terre coupées en rondelles un peu épaisses placées en lit avec des rondelles d’oignons, assaisonnées de graines d’anis, de carvi ou de thym, arrosées d’huile d’olive et d’eau. Ce plat cuit au four rarement seul, il est facile d’en améliorer le goût en faisant cuire sur le dessus une pièce de viande, plus rarement des légumes farcis.

Qarabagħli biz-zalza pikkanti (courgettes à la sauce piquante) : rondelles de courgettes rissolées à l’huile d’olive, servies avec une sauce piquante (voir Zalza pikkanti ci-dessous).

Stuffat tal-qargħa ħamra (potiron à l’étouffée) : potiron coupé en dés cuit à l’étouffé avec des oignons, de l’ail, agrémenté de menthe. Sert généralement d’accompagnement à du riz.

Arjoli (sauce à l’ail) : sauce tomate (voir Zalza tad-tadam ci-dessous) à laquelle sont ajoutés beaucoup d’ail, de menthe et de persil finement hachés.

Zalza pikkanti (sauce piquante) : sur une fondue d’oignons, d’ail, d’olives et de câpres hachés, allongée de sauce tomate (voir Zalza tad-tadam ci-dessous) et de vinaigre

Zalza tal-kappar (sauce aux câpres) : mélange dans une vinaigrette à l’huile d’olive de câpres, d’olives, de persil et de menthe, le tout finement ciselé.

Zalza tal-merqdux (sauce à l’origan) : émulsion d’huile olive, d’eau et de jus de citron avec de l’origan, de l’ail et du persil, cuite au bain-marie.

Biskuttini tar-raħal (biscuits de campagne) : c’est le biscuit populaire fait dans toutes les cuisines campagnardes. Biscuits à la girofle et au zeste de citron recouverts d’un glaçage.

Figolli (gâteaux de Pâques) : pâte aromatisée de jus et de zeste de citron râpé, découpée suivant des formes figuratives, fourrée au massepain (pâte d’amandes), décorée de glaçage et d’un demi-œuf en chocolat.

Imqaret (biscuits de dattes) : beignets de pâte à l’eau de fleurs d’oranger, fourrés d’une pâte de dattes aromatisée à la girofle, anis et zeste d’orange rapé.

Kannoli ta’l-irkotta (rouleaux à la ricotta) : rouleaux de pâte au cacao et vin rouge cuits en beignet, fourrés d’un appareil de ricotta, de cacao, de pistaches hachées et de sucre, décorés d’écorce d’orange confite. Une forme bourgeoise plus récente remplace la ricotta par de la crème pâtissière ou de la crème fraîche fouettée, c’est le Kannoli tal-krema (rouleau à la crème).

Kwareżimal (biscuits de Carême) : biscuits aux amandes pilées, aromatisés à la vanille, cannelle, clous de girofle, cacao, zestes d’orange et de citron et eau de fleurs d’oranger, recouverts de miel, de pistache et d’amandes grillées pilées.

Prinlulata (gâteau de Carnaval) : bol à charlotte tapissé de biscuit de Savoie, rempli de crème au beurre aromatisée de vanille et incorporée de pignons, glacé et décoré de chocolat, de cerises confites et de pignons.

Pudina tal-ħobż (pudding au pain) : héritage de la cuisine britannique, pudding au pain, margarine et lait, incorporant sucre, raisins secs, zeste d’oranges râpés, cacao, vanille, muscade et épices suivant l’inspiration.

Qagħaq ta’l-għasl – gimblettes au miel : pâte en forme de couronne farcie d’un appareil de mélasse ou de miel, de semoule, et de sucre, aromatisé de cacao, d’anis, de girofle, de zeste d’orange et de citron. La pâte est ouverte régulièrement pour permettre la dilatation de l’appareil.

Qagħaq tal-ġulġlien (gimblettes au sésame) : biscuits en forme de gimblette recouverts de graines de sésame

Sinizza (roulé au fruits confits) : à l’origine pâte feuilletée recouverte avec de la ricotta parsemée de cerises confites et roulée sur elle-même. Aujourd’hui souvent le gâteau de Savoie remplace la pâte feuilletée et l’ensemble est recouvert d’un glaçage au sucre.

Torta tat-tamal (tarte aux dates) : tarte en pâte feuilletée avec un remplissage de dattes dénoyautées, de noix concassées, parfumée à l’anis ou avec des zestes d’orange ou de l’eau de fleurs d’oranger.

Torta tal Marmorat (galette aux amandes) : galette de pâte feuilletée avec un remplissage d’amandes pilées, d’écorces d’oranges confites hachées, de chocolat noir râpé et parfumé à la cannelle.

Żeppoli ta’ san Ġużepp (choux de Saint-Joseph) : choux remplis d’un appareil de ricotta, de chocolat, de cerises confites, d’amandes et/ou de noisettes grillées pilées, de sucre et de vanille, recouverts de miel et d’amandes et/ou noisettes pilées.

Ġulepp tal-ħarrub (sirop de caroube) : utilisé pour adoucir ou sucrer la ricotta, des pâtisseries ou des fruits, ce sirop est considéré comme un calmant pour la toux et les maux de gorge comme le miel.

Ħelwa tat-Tork (halva ou bonbon turc) : forme maltaise de la helva moyen-orientale ou turque, comme son nom l’indique. La ħelwa est faite de graines de sésame moulues et de sucre avec aussi des ajouts d’amandes et de quelques pistaches. Il existe maintenant toutes sortes de présentation de cette confiserie avec des composants non traditionnels comme le chocolat.

Ciċri (fèves fraiches) : dès l’apparition des fèves, les Maltais aimaient grignoter des fèves crues vendues par les petits marchands mais cette habitude est en voie de disparition. Les cosses, encore sur leur branche, étaient ouvertes et la peau de quelques fèves enlevée pour montrer la fraicheur

Ħobż biż-żejt (pain à l’huile et à la tomate) : une tranche de pain maltais croustillant frottée généreusement avec une tomate juteuse, bien mûre, arrosée avec un trait d’huile d’olive, avec un peu de sel et de poivre noir écrasé. Un en-cas typiquement maltais qui, avec le temps, se raffine en ajoutant suivant les goûts du persil, du basilic, de la menthe fraîche, des câpres, des olives coupées, des filets d’anchois au sel, des restes de poissons émiettés, des rondelles d’œuf dur, d’oignon, de la salade, des fèves fraîches ou des pickles à la mode anglaise. C’était l’en-cas de l’après-midi pour les pêcheurs, paysans, bergers ou ouvriers, mais aussi le quatre-heures des après-midi à la plage. Servi en petits morceaux comme amuse-bouches dans les restaurants qui se veulent maltais.

Pastizzi (pastizz au singulier, friands à la ricotta) : en-cas typiquement maltais confectionnés et vendus dans les pastizzeriji. Friands farcis traditionnellement de ricotta mais on trouve maintenant aussi des pastizzi tal-pizelli, aux petits pois. S’il est possible d’en trouver de forme ronde, le véritable pastizz est de forme triangulaire.

Qassatat ta’ l-irkotta (chausson à la ricotta) : mélange de ricotta et d’œufs battus, cuit au four dans un chausson de pâte non complètement fermé sur le dessus, à manger chaud. Aujourd’hui, comme les pastizzi, il existe des Qassatat tal-pizelli aux petits pois.